Que mettre sur la page multi-lien de votre comptoir ?
Publié le par Bilel Bettaieb
Une plaque multi-lien ouvre une page qui peut porter jusqu’à dix boutons. La tentation est de tout y mettre. Pourtant, le client qui la découvre est debout, téléphone en main, son achat sous le bras, et il ne lira pas une liste. Voici comment choisir les liens qui méritent leur place, les rédiger, et faire vivre la page sans racheter la plaque.

En bref
Mettez sur votre page multi-lien les quatre à six actions que vos clients vous demandent déjà à la caisse : laisser un avis Google, suivre votre compte Instagram ou Facebook, réserver, vous appeler ou vous écrire sur WhatsApp, consulter votre site ou votre carte. Dix liens sont possibles, mais chaque bouton de trop dilue les autres. Rédigez chaque bouton comme une action, et retirez ceux que personne ne touche.
Partir des questions qu’on vous pose à la caisse
La meilleure source pour remplir une page de liens n’est pas la liste des réseaux où vous avez un compte, c’est ce que vos clients vous demandent au comptoir. Chaque question qui revient plusieurs fois par semaine est un bouton candidat, parce qu’elle correspond à un besoin réel, exprimé au moment précis où la plaque est sous leurs yeux.
Notez pendant une semaine ce qu’on vous demande en encaissant. Les réponses tiennent souvent en quelques familles :
- « Vous êtes sur Instagram ? » : le compte où vous montrez vos produits ou vos réalisations
- « On peut réserver ? » : votre page Planity, Doctolib, Treatwell, Calendly ou TheFork
- « Vous avez un numéro ? » : le bouton qui lance l’appel, ou votre WhatsApp pour les commandes
- « Vous avez un site ? » ou « Je peux voir la carte ? » : votre site, votre carte en ligne
- le geste que vous, vous voulez demander : un avis Google après une bonne expérience
Les liens qui ont leur place, selon votre métier
Un restaurant tire profit d’une page courte : l’avis Google, Instagram pour les plats du moment, la réservation sur TheFork, la carte en ligne. Un salon de coiffure, un institut ou un barbier mettront en avant la prise de rendez-vous et le compte où ils publient leurs réalisations. Un artisan qui travaille sur commande (fleuriste, traiteur, pâtissier) gagnera à placer « Nous appeler » et WhatsApp, puis son site. Une chambre d’hôtes ou un restaurant touristique ajoutera TripAdvisor, que la page accepte sur ses principaux domaines (.fr, .com, .be, .ch, .ca, .co.uk).
Sur la plaque multi-lien, chaque type de lien est contrôlé : un bouton Instagram n’accepte qu’une adresse instagram.com, un bouton de réservation qu’une des plateformes prévues (Planity, Doctolib, Treatwell, Calendly, Crenolib, Resalib, Kalendes, TheFork). Pour une adresse qui sort de ces cases (une billetterie, un formulaire de commande, une page d’événement), trois liens libres sont disponibles en fin de page. Ils acceptent n’importe quel site en https, mais pas les liens raccourcis du type bit.ly ou TinyURL : collez l’adresse complète.
Ce que la page ne fait pas mérite aussi d’être dit. Le wifi ne fait pas partie des liens proposés : pour partager le mot de passe sans le dicter, il existe la plaque wifi. Et le bouton « Notre carte » renvoie vers une carte déjà en ligne ; si vous n’en avez pas, la plaque Notre carte héberge votre menu pour vous, en photos ou en PDF.
Dix liens possibles, quatre à six utiles
La page accepte dix liens au maximum, et cette limite est volontaire : au-delà, elle devient une liste qu’on ne lit plus. Dix est un plafond, pas un objectif. Un client debout près de la caisse parcourt l’écran d’un coup d’œil et touche le premier bouton qui répond à son envie. Si ce bouton est le septième, il ne le trouvera peut-être pas.
Commencez avec quatre à six liens, ceux de votre liste de la semaine. Vous pourrez toujours en ajouter. Votre espace affiche le nombre de clics de chaque bouton : au bout de quelques semaines, vous verrez lesquels servent et lesquels restent muets. Retirer un bouton inutile rend les autres plus visibles, et le compteur des boutons conservés n’est pas remis à zéro quand vous enregistrez une modification.
Le test du comptoir : avant de poser la plaque, ouvrez votre page sur votre propre téléphone, debout, d’une seule main. Si vous devez faire défiler l’écran pour trouver le bouton que vous jugez le plus important, il y a trop de liens au-dessus de lui.
L’avis Google en tête, sans tri ni contrepartie
Sur la page multi-lien, l’ordre est fixé pour vous : « Laisser un avis Google » d’abord, les réseaux ensuite, le pratique (site, carte, appel) à la fin, vos liens libres en dernier. Vous n’avez pas à arbitrer, et le bouton d’avis, celui qui nourrit votre fiche Google, reste toujours au premier rang. Il accepte le lien de votre fiche (google.com, g.page ou maps.app.goo.gl) ; pour le trouver, suivez notre guide du lien direct vers vos avis Google.
Deux règles s’appliquent à ce bouton comme à toute demande d’avis. D’abord, aucune contrepartie : Google interdit d’offrir un avantage (paiement, remise, produit offert) en échange d’un avis, comme le rappellent ses règles sur les contenus interdits. Ne récompensez pas non plus les abonnements à vos comptes. Ensuite, aucun tri : la même page s’affiche pour tous les clients, et c’est voulu. N’essayez pas d’orienter les clients mécontents vers un formulaire privé et les satisfaits vers Google : Google interdit aussi de solliciter les avis positifs de façon sélective.
Demander un avis reste permis, et Google le recommande dans ses conseils pour obtenir plus d’avis, qui citent justement le lien et le QR code. Pour les mots à employer à voix haute, inspirez-vous de nos modèles pour demander un avis à un client.
Soigner l’en-tête et le texte des boutons
Avant même de lire, le client doit reconnaître votre commerce. L’en-tête de la page affiche votre logo, carré de préférence (à défaut, les initiales de votre commerce dans une pastille), puis un titre de 80 caractères au plus, qui reprend par défaut le nom de votre commerce, et une phrase facultative de 140 caractères. Une photo de couverture peut occuper le haut de l’écran, fondue progressivement vers le fond de page.
Chaque bouton porte un texte par défaut (« Instagram », « Prendre rendez-vous », « Nous appeler ») que vous pouvez remplacer, dans la limite de 60 caractères. Un verbe d’action dit mieux ce qui va se passer : « Voir nos réalisations » plutôt qu’« Instagram », « Réserver une table » plutôt que « TheFork », « Commander par WhatsApp » plutôt que « WhatsApp ». Le pictogramme de la marque reste affiché à côté, le client sait donc toujours où il va.
Pendant la saisie, un aperçu de téléphone suit vos modifications en direct, à droite sur ordinateur, en dessous sur mobile : vous voyez la page se construire avant de l’enregistrer.
Faire vivre la page sans racheter la plaque
La plaque ne contient pas vos liens : elle ouvre une page que vous modifiez depuis votre espace, gratuitement et autant de fois que vous le souhaitez. Une nouvelle plateforme de réservation, un compte TikTok ouvert pour l’été, une carte de saison : il suffit de changer le lien, la plaque posée sur le comptoir reste la même. Ce qui ne change pas, c’est le modèle : une plaque multi-lien ouvrira toujours votre page de liens.
Remplissez la page juste après l’activation (le code est gravé sous le QR code de la plaque, comptez deux minutes), avant de poser la plaque : tant qu’aucun lien n’est enregistré, le client voit seulement un message l’invitant à revenir plus tard. Placez ensuite la plaque côté client, là où il attend son ticket, en suivant notre méthode pour choisir l’emplacement d’une plaque, et loin du métal nu, qui empêche la puce de répondre (le QR code, lui, fonctionne).
Enfin, votre espace propose le QR code de la plaque à imprimer ailleurs : chevalet de table, flyer, vitrine. Il ouvre la même page, et ses ouvertures comptent dans vos statistiques. Si vous équipez plusieurs comptoirs, ou si vous voulez une carte ou un porte-clés en plus de la plaque, composez votre lot dans la page packs ou parcourez la boutique.
Sources
Comment cet article est écrit : il est préparé avec des outils d’aide à la rédaction, puis relu, vérifié et validé par Bilel Bettaieb. Les règles citées renvoient à leur texte ci-dessus, et la date de mise à jour est celle du dernier changement réel du texte. Notre méthode.
Questions fréquentes
Combien de liens mettre sur une page multi-lien ?
Quatre à six sont un bon point de départ. La page en accepte dix au maximum, mais chaque bouton supplémentaire rend les autres moins visibles. Le compteur de clics de votre espace vous dira lesquels garder.
Vaut-il mieux une plaque multi-lien ou une plaque avis Google ?
Si les avis Google sont votre seule priorité, la plaque avis Google ouvre directement la page d’avis, sans étape. Si vous voulez aussi des abonnés, des réservations ou des appels, la plaque multi-lien regroupe tout, au prix d’un geste de plus pour l’avis.
Quelles plateformes de réservation sont acceptées ?
Le bouton « Prendre rendez-vous » accepte Planity, Doctolib, Treatwell, Calendly, Crenolib, Resalib, Kalendes et TheFork. Pour une autre plateforme, utilisez l’un des trois liens libres.
Puis-je mettre un lien raccourci comme bit.ly ?
Non : les raccourcisseurs (bit.ly, TinyURL et les autres) sont refusés, parce qu’ils masquent la vraie destination. Collez l’adresse complète, en https. Le lien court que Google fournit pour votre fiche (g.page) reste accepté pour le bouton d’avis.
Puis-je changer l’ordre des boutons ?
Non, l’ordre est fixé : avis Google d’abord, réseaux ensuite, liens pratiques à la fin, liens libres en dernier. Vous choisissez en revanche quels boutons apparaissent et leur texte.
Puis-je offrir une remise à ceux qui laissent un avis ou s’abonnent ?
Non. Google interdit toute contrepartie en échange d’un avis et peut supprimer les avis obtenus ainsi. Ne récompensez pas non plus les abonnements : demandez simplement, à tous vos clients.
Et dans votre métier ?
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