Avis Google hôtel : deux réputations, une seule vous appartient
L’hôtellerie est le seul secteur où le client a l’impression d’avoir déjà donné son avis avant même que vous le lui demandiez. La plateforme de réservation lui envoie automatiquement un questionnaire dans les vingt-quatre heures suivant son départ, il le remplit, et il considère l’affaire close. Quand vous sollicitez ensuite un avis Google, vous demandez la même chose une seconde fois, et cela s’entend dans le taux de réponse.
Or les deux notes ne jouent pas le même rôle. La note d’une plateforme travaille à l’intérieur de la plateforme : elle vous classe parmi les hôtels de la ville pour quelqu’un qui a déjà décidé de réserver par ce canal, et qui paiera une commission dont vous ne verrez pas la couleur. La note Google travaille en amont, sur la recherche libre, celle du voyageur qui tape le nom de la ville, celle du client d’affaires qui cherche à côté d’un lieu de rendez-vous, et celle du visiteur déjà sur place qui cherche un hôtel pour ce soir.
La conséquence économique est directe : un avis Google alimente le canal de réservation direct, celui qui ne prend pas de commission. Un avis sur une plateforme alimente le canal qui en prend une. Ce n’est pas une raison de négliger les plateformes, c’est une raison de ne pas se contenter d’elles, et de traiter la collecte d’avis Google comme une action commerciale à part entière.
Pourquoi votre note Google est plus basse que votre note Booking
C’est une observation que font presque tous les hôteliers indépendants, et elle a une explication structurelle plutôt que mystérieuse. Sur une plateforme de réservation, seuls les clients ayant effectivement séjourné peuvent déposer un avis, et ils y sont invités systématiquement. La population qui s’exprime est donc l’ensemble de vos clients, avec leur répartition naturelle entre satisfaits et mécontents.
Sur Google, personne n’invite personne. Ceux qui écrivent spontanément sont ceux qui ont une raison forte de le faire, et l’insatisfaction est une raison bien plus forte que la satisfaction. S’y ajoute une population qui n’a jamais dormi chez vous : la personne à qui vous avez refusé une chambre un soir de complet, celle qui a mal compris votre politique d’annulation au téléphone, celle qui s’est garée devant votre entrée et n’a pas apprécié la remarque.
Le remède n’est pas de contester ces avis un par un, exercice fastidieux et rarement gagnant, mais de rétablir l’équilibre en faisant écrire les clients satisfaits, qui sont la grande majorité. Un incident isolé pèse lourd dans une fiche de quarante avis et ne se voit presque plus dans une fiche de trois cents. Ce qui peut réellement être supprimé, et selon quelles règles, est détaillé dans supprimer un avis Google négatif.
Le check-out, la seule fenêtre fiable de la journée
L’arrivée est un mauvais moment : le client vient de voyager, il n’a rien vu de la chambre, et il veut monter. Le séjour est un moment dispersé, sans point de contact garanti. Reste le départ, et c’est le seul instant où tous vos clients passent, sans exception, par le même endroit et au même moment que vous.
Ce moment a toutefois un défaut connu de tous les réceptionnistes : il est souvent pressé. Un train, un vol, une réunion à neuf heures, un taxi qui attend. C’est pour cela que la demande doit être muette et instantanée, et non prendre la forme d’une question qui exige une réponse. Une plaque posée sur le comptoir, désignée d’un geste pendant que vous éditez la facture, occupe les vingt secondes d’attente qui existent de toute façon.
Il existe une seconde fenêtre, moins évidente et souvent meilleure : le petit-déjeuner du dernier matin. Le client est assis, détendu, il a le temps, son téléphone est sur la table, et il vient de vivre le moment le plus agréable de son séjour. Une plaque sur le buffet ou sur la table capte ce moment sans qu’aucun mot soit prononcé.
Où poser la plaque dans un hôtel
Le comptoir de réception, côté client, à droite ou à gauche du terminal de paiement, reste l’emplacement principal. C’est un passage obligé, le client y est immobile pendant l’édition de la facture, et le réceptionniste peut la désigner d’un mouvement de la main sans interrompre ce qu’il fait.
L’espace petit-déjeuner constitue le second emplacement, et il justifie à lui seul un deuxième exemplaire. Sur le buffet, à côté des couverts, ou posée sur chaque table selon la taille de la salle. Le client y est assis, disponible, et il tient déjà son téléphone. C’est aussi le moment où il consulte son itinéraire du jour, donc où l’appareil est déverrouillé.
Évitez en revanche la chambre. Une plaque posée sur le bureau ou la table de nuit se lit au mauvais moment, à l’arrivée, quand le client n’a encore rien à dire, ou juste avant le départ, quand il fait ses valises les mains pleines. Le livret d’accueil peut mentionner la fiche, la plaque n’y a pas sa place. Le raisonnement général sur les emplacements figure dans où placer sa plaque pour maximiser les scans.
Une réception qui tourne, une consigne qui doit tenir
L’hôtellerie cumule deux difficultés d’organisation que peu de commerces connaissent : plusieurs personnes se relaient sur le même poste, et le turnover y est élevé. Une consigne donnée en réunion tient trois semaines, puis un départ, une saison, un remplaçant, et plus personne ne montre la plaque.
La parade consiste à ne pas en faire une consigne mais un élément de la procédure de check-out, au même titre que la restitution de la clé et l’édition de la facture. Écrite dans le déroulé de poste, la demande survit aux changements d’équipe, parce qu’elle n’est plus portée par la mémoire de quelqu’un.
Le second point concerne la mesure. Un compteur de scans qui distingue les jours permet de voir immédiatement si la pratique s’est éteinte, sans avoir à surveiller personne : une courbe qui tombe à zéro le lundi et remonte le jeudi dit quelque chose sur les équipes, pas sur les clients. Ce suivi est compris avec la plaque MerciAvis, et la façon d’installer durablement le geste dans une équipe est détaillée dans comment avoir plus d’avis Google.
Répondre aux avis, un exercice qui compte double en hôtellerie
Un voyageur lit les avis d’un hôtel avec beaucoup plus d’attention qu’il ne lit ceux d’une boulangerie, parce qu’il engage une nuit et une somme. Il descend loin dans la liste, il cherche les avis négatifs délibérément, et surtout il lit vos réponses. Dans ce secteur plus qu’ailleurs, la réponse est un argument de vente.
Trois sujets reviennent systématiquement et méritent des réponses préparées : le bruit, la propreté et le petit-déjeuner. Sur le bruit, une réponse honnête qui indique quelles chambres donnent sur cour vaut mieux qu’une dénégation. Sur la propreté, la seule réponse acceptable décrit ce qui a été corrigé. Sur le petit-déjeuner, la réponse peut assumer un positionnement, tous les hôtels n’ayant pas vocation à servir un buffet complet.
La règle du métier est de ne jamais répondre le soir même après une journée difficile, et de ne jamais évoquer le numéro de chambre ni les dates du séjour, qui sont des données personnelles. La méthode complète et des modèles figurent dans répondre à un avis négatif sur Google, et les autres commerces confrontés à des avis très lus sont rassemblés dans le sommaire avis Google par métier.
Client d’affaires et client loisir ne notent pas la même chose
Un hôtel accueille deux clientèles dont les critères n’ont presque rien en commun, et il est utile de le savoir avant de solliciter, parce que la façon de demander diffère.
Le client d’affaires juge la fluidité : la rapidité du check-in après une journée de train, la qualité du wifi, la présence d’un bureau utilisable, le petit-déjeuner servi assez tôt, la facture correcte du premier coup. Il est pressé, il repart souvent avant sept heures, et c’est le client le plus difficile à solliciter, parce que sa fenêtre de départ est minuscule. En revanche, il revient, ce qui donne plusieurs occasions.
Le client loisir juge l’expérience : le calme, la propreté, la vue, l’accueil, les conseils sur la ville. Il part plus tard, il traîne au petit-déjeuner, et c’est lui qui écrit les avis les plus longs et les plus lus. C’est aussi lui qui pardonne le moins un manque de propreté, parce qu’il a choisi de dépenser cet argent pour son plaisir.
En pratique, cela signifie que le petit-déjeuner est le bon terrain pour le client loisir, et le comptoir de réception pour le client d’affaires, avec une demande muette et instantanée dans le second cas. Deux emplacements, deux publics, deux moments.
Le piège du mois d’août, et la fraîcheur des avis
Beaucoup d’hôtels saisonniers présentent le même profil de fiche : une grappe d’avis en juillet et août, un long silence le reste de l’année. C’est un handicap réel, pour deux raisons distinctes.
La première est la lecture humaine. Un voyageur qui prépare un séjour en mars regarde la date du dernier commentaire, et un silence de sept mois lui laisse penser que l’établissement tourne au ralenti, voire qu’il a changé de mains. La deuxième est plus prosaïque : une fiche qui ne reçoit rien pendant des mois n’a aucun signal de vitalité à envoyer.
Le remède ne consiste pas à collecter moins l’été, mais à collecter aussi le reste de l’année, y compris auprès des clients de passage d’un mardi de novembre. Un hôtel qui obtient deux à trois avis par mois toute l’année est mieux placé qu’un hôtel qui en obtient trente en août.
Cela suppose que le geste ne dépende pas de la charge de travail, donc qu’il soit inscrit dans la procédure plutôt que dans la bonne volonté d’une équipe débordée. C’est exactement ce qu’un objet posé sur le comptoir permet, comme détaillé dans où placer sa plaque pour maximiser les scans.
Ce que rapporte une fiche bien tenue en réservation directe
Le calcul mérite d’être fait, parce qu’il change la façon de considérer le temps passé sur une fiche Google. Chaque nuit réservée en direct plutôt que par une plateforme vous épargne une commission, dont le taux dans l’hôtellerie se compte en dizaines de pour cent du prix de la chambre.
Or la fiche Google est le principal point d’entrée du direct pour un hôtel indépendant. Elle affiche votre numéro, votre site, votre itinéraire et vos photos, et elle intercepte le voyageur qui cherche votre nom après vous avoir vu ailleurs, ainsi que celui qui cherche un hôtel dans le quartier sans passer par une application.
Le bouton de réservation directe, quand il est configuré sur la fiche, transforme cette visibilité en réservations sans intermédiaire. Il est gratuit et beaucoup d’hôtels indépendants ne l’ont pas activé, ce qui revient à laisser une porte fermée sur la seule vitrine qu’ils possèdent réellement.
Le nombre d’avis conditionne tout le reste, parce qu’il décide de votre place dans la liste avant même qu’on ouvre votre fiche. La façon de fixer un objectif chiffré, en comptant les avis des hôtels affichés au-dessus de vous, est expliquée dans combien d’avis Google faut-il pour être visible.
Au check-out, pendant l’édition de la facture
Le départ est le seul instant où tous vos clients, sans exception, passent au même endroit. Ils y sont immobiles vingt à trente secondes, le temps que la facture s’imprime, et souvent le téléphone déjà en main pour vérifier un horaire de train. C’est la fenêtre à utiliser, en désignant la plaque d’un geste plutôt qu’en posant une question, parce que le client est pressé et qu’une question exige une réponse. La deuxième fenêtre, moins évidente et souvent plus productive, est le petit-déjeuner du dernier matin : assis, détendu, sans contrainte horaire immédiate, le client vient de vivre le meilleur moment de son séjour.
Ce qui vous empêche de récolter des avis en hôtellerie
Le client croit avoir déjà donné son avis
La plateforme de réservation le sollicite automatiquement dans les vingt-quatre heures. Quand vous demandez un avis Google, il a le sentiment de répéter ce qu’il vient d’écrire, et le taux de réponse s’en ressent nettement.
Votre note Google intègre des gens qui n’ont jamais dormi chez vous
Le client refusé un soir de complet, l’appel mal compris sur une annulation, l’automobiliste garé devant l’entrée : autant d’avis que Booking ne connaîtra jamais, et qui pèsent lourd dans une fiche de quarante avis.
La réception change, la consigne s’éteint
Plusieurs personnes se relaient sur le même poste, et le turnover est élevé. Une consigne portée par la mémoire d’une équipe ne survit pas à une saison : elle doit entrer dans le déroulé de check-out, comme la restitution de la clé.
Trois erreurs fréquentes, et quoi faire à la place
Solliciter l’avis à l’arrivée, dans le livret d’accueil
Le client vient de voyager, il n’a rien vu de la chambre et veut monter. Il ne peut rien dire de sincère à ce stade. À faire à la place : réserver la demande au départ ou au dernier petit-déjeuner, quand le séjour est vécu.
Offrir une nuit ou un surclassement contre un avis
Un surclassement ne vous coûte presque rien un soir de sous-occupation, ce qui rend la tentation forte en hôtellerie. C’est pourtant un avantage au sens des règles de Google, et les avis qui en découlent sont retirés. À faire à la place : profiter du check-out, où l’on obtient déjà un oui sans rien offrir.
Répondre à un avis en citant le numéro de chambre ou les dates
Ce sont des données personnelles, et les mentionner publiquement pose un problème réel, en plus de donner une réponse défensive. À faire à la place : rester général, décrire ce qui a été corrigé, et proposer de poursuivre par courriel.
Où poser la plaque dans un hôtel
Posez la première plaque sur le comptoir de réception, côté client, à côté du terminal de paiement : tous vos départs y passent, et le client y attend l’édition de sa facture. Posez la seconde dans l’espace petit-déjeuner, sur le buffet près des couverts ou sur les tables, là où il est assis, détendu et le téléphone à portée. Évitez la chambre, où il n’a rien à dire à l’arrivée et les mains pleines au départ, et évitez l’entrée, que le client traverse sans s’arrêter.
Questions fréquentes en hôtellerie
Pourquoi ma note Google est-elle plus basse que ma note Booking ?
Parce que les populations qui s’expriment ne sont pas les mêmes. Booking sollicite tous vos clients ; sur Google, seuls écrivent spontanément ceux qui ont une raison forte, et l’insatisfaction en est une plus forte que la satisfaction.
Puis-je demander un avis Google à un client venu par une plateforme ?
Oui, rien ne l’interdit. Vous ne pouvez pas détourner une réservation en cours, mais demander un avis sur votre fiche Google à un client présent chez vous est parfaitement légitime, et cela alimente votre canal direct.
Faut-il une plaque par point de contact ?
Deux suffisent dans la plupart des établissements : la réception et l’espace petit-déjeuner. Multiplier au-delà dilue l’attention. Dans un hôtel à plusieurs bâtiments ou à deux réceptions, comptez un exemplaire par comptoir réellement utilisé.
Que faire d’un avis laissé par quelqu’un qui n’a jamais séjourné ?
Signalez-le depuis votre fiche : un avis sans expérience réelle contrevient aux règles de Google. Le signalement n’aboutit pas toujours, alors répondez aussi publiquement, sobrement, en indiquant qu’aucun séjour ne correspond à ce nom.
Le client doit-il installer une application pour laisser son avis ?
Non. Les téléphones récents lisent la puce sans rien installer, et l’appareil photo suffit pour le QR imprimé à côté. Il faut en revanche que son téléphone ait du réseau ou votre wifi, sans quoi la page d’avis ne s’ouvrira pas.
Combien coûte la plaque pour un hôtel ?
45,00 € pour deux emplacements, réception et petit-déjeuner, port offert, en paiement unique et sans abonnement. Elle est remboursée trente jours sans justification. Pour un groupe de plusieurs établissements, le tarif s’adapte au volume.
Posez-la sur votre comptoir, elle travaille à chaque passage
Payée une seule fois, sans abonnement. Livrée de France, remboursée 30 jours si elle ne vous convient pas.
Voir la plaque et les tarifsUne question ? 06 16 47 72 45